Une régence dorée

03/06/2010 11:36 par dlr14ème_62

  • Une régence dorée

    Une régence dorée

    03/06/2010 11:36 par dlr14ème_62

La Voix du Nord locale de ce jour donne un article qui risque de ne pas améliorer les relations de certains syndicats avec la nouvelle municipalité. Pour nous, rien de plus que nous ne préssentions déjà. L’octroi de primes à tous crin et les heures supplémentaires sans fondements pendant l’inter – règne, étaient hélas une réalité. Une certaine catégorie de personnel encadrant et leurs zélés courtisans auront profité plus que de raison de cette période trouble. Cette même catégorie est toujours bien en place aujourd’hui, de par la volonté de la nouvelle municipalité, grâce à on ne sait quel pacte secret. Aussi n’aura-t-elle pas perdue de temps pour verrouiller l’accès aux pièces administratives compromettantes. Bien malin celui qui dénichera le St Graal sur ce chemin de croix. D’ailleurs, devant les pressions, ils sont peux nombreux les candidats à vouloir sortir des clous du mutisme. Moult délégués et activistes syndicaux, avec une prédilection pour la CFTC et la CGT , font régulièrement l’objet d’un harcèlement constant. Le ton employé par un élu dans la conclusion de cet article vis-à-vis du responsable CFTC ne laisse pas augurer de beaux jours pour celui –ci, et au-delà, pour tous les opposants. Et que penser des conclusions de la Direction des Ressources* humaines, à la fois juge et parti dans cette affaire. Un doute légitime ne peut que subsister. Un doute qui ne pourra être levé que lorsque l’on autorisera l’accès aux pièces administratives exigées par les syndicats ou les représentants de l’opposition politique locale. Un vœu pieu ? 

 

Le comité local héninois 

 

* A l’attention de la Voix du Nord : il s’agit bien de Ressources Humaines et non de relations humaines. Pour les relations humaines, il se murmure qu’elles auraient disparu de l’hôtel de ville depuis très longtemps. 

Debout la République expose ses propositions sur les retraites au ministre du Travail

03/06/2010 00:06 par dlr14ème_62

  • Debout la République expose ses propositions sur les retraites au ministre du Travail

    Debout la République expose ses propositions sur les retraites au ministre du Travail

    03/06/2010 00:06 par dlr14ème_62

Lors de son entretien avec le ministre du Travail, NDA lui a remis le document ci-dessous, qui récapitule les orientations de DLR pour la réforme des retraites.

Comment réformer les retraites ?

Avec la publication du rapport du COR, la question des retraites a pris une tournure biaisée. Disons-le tout net, ce rapport est absurde et constitue une approche inappropriée de la réforme des retraites. Les projections du COR sont absurdes car elles anticipent à 40 ans de distance ce que serait, à rythme de croissance constant, l’ampleur des déficits du régime de retraite. Ce faisant, on inscrit dans le marbre sur une période beaucoup trop longue les difficultés qui sont justement la cause, dans la France de ce début de XXIème siècle, de l’insuffisance de création de richesse, première cause du déséquilibre des caisses de retraite.
En cherchant ainsi à noircir le tableau pour imposer une réforme obligatoirement injuste, on dramatise la situation, comme en témoigne l’ampleur bien moins importante qu’on veut le dire du « trou » des retraites aujourd’hui – moins de 10 milliards de déficit à rapporter aux 250 milliards d’euros et plus versés chaque année sous forme de pensions ! La conséquence de cette irresponsable dramatisation n’est que trop prévisible : des Français encore plus inquiets, augmentant leur épargne et diminuant leur consommation, engluant davantage encore la France dans la récession.
Bref, on se résigne à partager le « gâteau » d’une richesse nationale stagnante en parts toujours plus petites, au lieu de le faire grossir pour maintenir des niveaux de pension corrects. Le tout sans voir l’effet dépressif de long terme ainsi généré sur l’économie française qui risque bel et bien, au final, d’entraîner le pays dans une spirale de paupérisation absolue et de transformer les prévisions du COR en prophétie auto-réalisatrice…
La vraie urgence est de faire grossir le « gâteau » en créant des emplois par le rétablissement de la compétitivité française, seul moyen de vaincre par le haut le déficit structurel des retraites. Cela signifie une politique d’électrochoc à laquelle se refusent les élites. Cela implique une action au niveau national et au niveau européen :

Au niveau national

- la baisse de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices ;

- la forte baisse des charges sociales : si on avait engagé les 18 milliards annuels de la loi TEPA pour aider les PME à investir, on n’en serait pas là aujourd’hui ! ;

- la création, comme en Allemagne, d’une « TVA sociale » partielle, mettant progressivement à contribution les produits importés au financement de la protection sociale et diminuant, à terme, de 25% de coût net des biens français à l’export ;

- la remise en cause de l’oligopole bancaire dont les abus tarissent l’investissement dans l’économie productive.

Au niveau européen

- la sortie de l’euro pour dévaluer la monnaie et relancer l’économie française ;

- la lutte contre le libre échange déloyal des pays émergents, Chine en tête, à l’origine de la perte de substance économique de la France (charrettes des délocalisations et des « plans sociaux ») ;

- l’incitation à acheter les produits « fabriqué en France » pour mobiliser les Français autour de leur économie et responsabiliser leurs achats,…

Cette liste de mesures, non-exhaustives, provoquerait un vrai redressement de l’économie française, transformant le dynamisme démographique de notre pays - aujourd’hui un handicap avec des millions de bras inactifs - en véritable atout, faisant fondre les déficits et les dépenses « d’infirmerie sociale » tout en augmentant parallèlement les recettes.

Une telle évolution serait probablement susceptible de résoudre l’effet de ciseaux apparemment inextricable qui menace aujourd’hui la retraite par répartition : de plus en plus de pensionnés face à un volume structurellement insuffisant de cotisants.

Bien évidemment, la priorité donnée au rétablissement de la compétitivité n’interdit pas en parallèle le lancement d’une réforme sérieuse des retraites, en prenant le temps d’aboutir à des mesures transparentes et consensuelles, garantes de justice et donc d’efficacité.

Il s’agirait alors :

- d’unifier les régimes publics / privés,

- d’instaurer une retraite-plancher sur le modèle suédois (empêchant la paupérisation des retraités modestes),

- de moduler l’âge légal de départ en fonction de la pénibilité (prenant ainsi en compte la hausse de l’espérance de vie), par exemple dans le cadre d’un système de retraites à points calqué sur le modèle suédois (plus juste, plus transparent et plus rationalisé que son homologue français),

- de créer une contribution plus juste des revenus du capital au financement des caisses, avec la création d’une taxe Tobin et d’une taxe sur les banques,

- d’allonger progressivement la durée de cotisation pour tenir compte de l’allongement de la durée de vie, dès lors (et dès lors uniquement) que le taux d’activité des seniors augmentera substantiellement et permettra ainsi de rendre viable cette évolution. C’est une mesure de loin préférable à la fin de la retraite à 60 ans, qui pénalisera ceux qui ont débuté très tôt leur vie active, souvent dans des métiers pénibles.

On le voit, il s’agirait rien moins que de refonder le pacte social de la Libération à l’aune des évolutions sociologiques lourdes de la France de ces 60 dernières années, non pas de le démanteler comme cherche en réalité à le faire une réforme qui ne dit pas son nom.


Le nouveau dérapage d’Israël

02/06/2010 12:41 par dlr14ème_62

  • Le nouveau dérapage d’Israël

    Le nouveau dérapage d’Israël

    02/06/2010 12:41 par dlr14ème_62

Cela commence à bien faire ! Après une guerre scandaleuse au Liban, une incursion à Gaza et alors que Tel Aviv maintient une politique de colonisation détestable, Israël vient de déraper gravement en attaquant violemment un bateau de vivres qui allait à Gaza.
Une agression injustifiable
Bien sûr, Israël est un Etat qui a un souci particulier pour sa sécurité du fait des agressions dont le pays a été victime et des menaces proférées par de nombreux extrémistes qui veulent même sa destruction. Cela justifie un souci de sécurité que nous ne pouvons sans doute pas comprendre totalement en vivant comme nous vivons en Europe et en France. Mais même avec ce préalable, il faut constater que l’Etat hébreu vient à nouveau de déraper avec cette attaque qui a fait neuf morts.
Lundi soir sur Canal Plus, l’ambassadeur d’Israël en France tentait de défendre la position de son pays face à des journalistes et un Dominique de Villepin extrêmement sceptiques. En effet, il évoquait les armes présentes sur le bateau et la violence des membres de son équipage. Mais cet argument était ridicule. Qui a été violent dans cette affaire ? Les membres du bateau ou les soldats israéliens, qui ont tué neuf personnes ? En outre, des rescapés Allemands démentent la thèse de Tel Aviv.
Israël multi-récidiviste
Mais outre le côté scandaleux de cette intervention, le problème est que ce n’est pas la première fois qu’Israël se comporte mal. Pour une fois, je suis d’accord avec le commentaire de la diplomatie Française qui souligne « l’usage disproportionnée de la force par Israël ». Cette qualification, si elle conserve un ton très diplomatique, reflète bien la réalité des dernières années. Aujourd’hui, Israël est le plus fort et en profite, comme il en a profité au Liban, à Gaza et vis-à-vis de la Palestine.
Mais cette attitude est suicidaire à moyen terme pour de multiples raisons. Tout d’abord, cela envoie le message aux pays arabes que s’ils deviennent plus puissants, alors ils pourront faire ce qu’ils veulent. Résultat, il ne faut pas s’étonner que l’Iran chercher par tous les moyens à accéder à l’arme nucléaire. Israël montre le mauvais exemple en ne se souciant pas des résolutions des Nations Unies. C’est parce qu’Israël est le plus fort aujourd’hui qu’il doit être mesuré, au cas où il ne le soit plus à l’avenir.
Une communauté internationale trop complaisante
Pour le bien même d’Israël, il est important de contraindre l’Etat hébreu à revenir sur ses pratiques les plus contestables, notamment la colonisation, que rien ne justifie. Car si personne n’arrive à le faire, comment la communauté internationale pourra être crédible pour faire respecter la protection d’Israël le jour où un autre Etat le menacera plus sérieusement ? Le comportement d’Israël rend sa protection impossible dans le futur. Il faut donc faire plier Netanyahou.
C’est pourquoi la Turquie a raison d’entamer un vrai bras de fer en suspendant toute coopération militaire et en dénonçant « l’attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine et qui doit absolument être punie ». L’Europe et la France devraient adopter de véritables sanctions (renvoi de l’ambassadeur, sanctions économiques) pour bien signifier notre désaccord avec la politique suivie. Il faut faire plier Israël pour pouvoir demain aussi faire plier ceux qui voudraient l’agresser.
La mollesse occidentale est une forme de complicité passive avec les agressions répétées commises par Israël. Il serait temps de passer des mots, souvent justes, à de véritables mesures, pour la sécurité de la Palestine, mais aussi pour celle d’Israël et du monde.
Laurent Pinsolle

Les choqués et l’obsédée du papier bleu

02/06/2010 12:35 par dlr14ème_62

  • Les choqués et l’obsédée du papier bleu

    Les choqués et l’obsédée du papier bleu

    02/06/2010 12:35 par dlr14ème_62

La bande de l’UMP d’un côté, Royal de l’autre : la politique d’aujourd’hui ne fait pas envie.
par David Desgouilles
Les professionnels du choquage sont à l’œuvre. Après les affaires Zemmour, Frèche et bien d’autres, voici que, depuis samedi, c’est Martine Aubry qui est dans l’oeil du cyclone après avoir osé une analogie1 avec Bernard Madoff, escroc le plus célèbre de ces dernières années.
Ainsi, Xavier Bertrand, le cœur gros, a déploré l’injure publique, l’insulte publique. Frédéric Lefebvre, lui aussi, y est allé de sa petite larme. Comparer le Président à un homme condamné pour cent cinquante ans de prison, c’est grave, qu’on se le dise. Et c’est quelqu’un de très sérieux, Lefebvre. Quelqu’un qui, le plus naturellement du monde, nous faisait part de sa peur pour la santé du président quand des poupées vaudou à l’effigie présidentielle étaient en vente libre. Pour finir ce tiercé ridiculo-pittbullesque de la galaxie Sarko, il ne manquait que Nadine Morano qui a laissé le choix à Aubry entre les excuses publiques et la démission.
Franchement, qualifier Nicolas Sarkozy d’escroc, ce n’est pas une insulte. C’est juste un constat. L’escroquerie politique est sa marque de fabrique depuis 1974, date à laquelle il a pris sa première carte de l’UDR. On pourrait juste reprocher à Martine Aubry d’avoir attendu, pour lui lancer cette invective méritée, qu’elle le fasse pour voler au secours d’un autre escroc politique patenté, François Mitterrand, qui avait été la victime quelques jours plus tôt de son lointain successeur -et utilisateur de la même cartomancienne à Rolex.
Certes, cette bagarre a quelque chose de factice. Comme Zemmour ce matin, on imagine très bien que cette polémique arrange les deux protagonistes, UMP et PS, alors qu’ils tentent tout deux de sauver leur conception commune de l’Europe et de la mondialisation, en réel danger. Le journaliste, comme d’habitude, a flairé le jeu de rôle. Son confrère de RTL Duhamel a, quant à lui, fait sa leçon de morale à Martine Aubry, alors qu’il avait usé, vendredi dernier, d’une analogie qui n’a guère soulevé l’indignation sauf sur ce modeste blog.
Alors que les porte-flingues de l’UMP n’avaient pas encore déposé les armes, voilà que l’un d’entre eux, Dominique Paillé, faisait lui aussi l’objet d’une plainte, judiciaire cette fois-ci, de la part de Ségolène Royal. Celle-ci n’aurait pas apprécié de se faire traiter d’illuminée dans un journal féminin2. Royal va encore plus loin puisqu’elle convoque la Justice. On monte encore d’un étage dans la bêtise crasse. La Présidente du conseil régional de Poitou-Charente plonge dans l’envie de pénal, dans la judiciarisation à l’anglo-saxonne. Comme si les juges n’avaient pas d’autre chose à faire, elle leur demande d’arbitrer entre des personnalités politiques alors qu’il nous semblait qu’en démocratie, c’était plutôt le rôle du Peuple.
Il y avait pourtant tant de choses à répondre à Monsieur Paillé, si Ségolène Royal avait fait preuve d’imagination au lieu de se ridiculiser avec cette plainte judiciaire. Lui répondre que se faire traiter d’illuminée par un apparatchik, doté du charisme d’un bulot, valait compliment, d’autant qu’elle n’était pas persuadée que de lumière il n’avait, lui, à tous les étages, voilà qui aurait pu constituer une réponse adaptée. Au lieu de cela, elle se vautre dans le papier bleu.
Il y a en revanche des personnalités politiques qui ne se laissent pas marcher sur les pieds et qui n’ont pas besoin de juges pour rendre coup sur coup. En l’occurrence, je suis certain que Jean-Luc Mélenchon fera passer un sale quart d’heure à Alain Duhamel lors de leur prochaine confrontation et lui fera payer la fameuse divine surprise dont il était question ici samedi dernier.
Faire de la politique à l’ancienne, finalement, cela va devenir furieusement moderne.
 
  1. Celle-ci aurait d’ailleurs été assez drôle si elle n’avait pas été utilisée par la dirigeante d’un parti qui, depuis, a voté avec l’UMP les 110 milliards de réserve pour tenter de sauver la monnaie inique, ce que ce cher Madoff n’aurait pas renié.
  2. Causette. A ne confondre sous aucun prétexte avec Causeur.

Inconséquence socialiste

02/06/2010 12:26 par dlr14ème_62

  • Inconséquence socialiste

    Inconséquence socialiste

    02/06/2010 12:26 par dlr14ème_62

Avant hier, dans l’indifférence la plus totale et dans un hémicycle vide, a été examinée par l’Assemblée nationale la loi de finances rectificative.
L’engagement de la France d’abonder un fonds européen de 110 milliards d’euros exigeait bien sûr une inscription en loi de finances.
PS et UMP une fois de plus ont fait front commun pour adopter une dette supplémentaire colossale qui ne résoudra pourtant en rien la crise structurelle de l’euro. Il était impressionnant de voir le déni de réalité qui s’est emparé du gouvernement, comme des personnalités du PS et de l’UMP : ils ne veulent toujours pas admettre que cette monnaie unique ne fonctionne pas et que le seul moyen de la faire fonctionner, compte tenu des compromis européens en vigueur quant à sa gestion, consiste à ruiner la plupart des économies européennes.
J’ai été le seul dans mon discours à proposer une sortie possible et crédible à cette impasse. Même Jean-Pierre Brard, qui a longuement dénoncé le système, ne se résout pas à vouloir l’abandonner et se pare d’un combat chimérique contre les marchés financiers pour éviter de franchir le pas.
Comme toujours, j’ai dû faire face aux propos condescendants, voire franchement méprisants, d’un Pierre Moscovici ou d’un Louis Giscard d’Estaing, cherchant à me faire passer pour un dangereux nationaliste.
Comme sur le plateau de Mots Croisés, l’orateur socialiste s’est livré à un exercice de haute voltige rhétorique, sophistique, dénonçant dans mon discours un prétendu amalgame populiste entre droite et gauche « de gouvernement ».
C’est toujours la même rengaine, qui vise en réalité à masquer la profonde hypocrisie, la schizophrénie même, du PS sur l’Europe : clamer sa flamme pour elle, quelles qu’en soient les conséquences et l’exonérer ensuite desdites conséquences. L’Europe exige sur tout le continent une déflation généralisée, archaïque et rétrograde ? « Mais ce n’est pas sa faute, c’est la faute à la droite qui est pouvoir ! » Bruxelles exige le démantèlement du statut public de La Poste, bientôt de la SNCF ? « Mais non, le traité de Rome autorise la propriété des entreprises publiques par les Etats ! » On se souvient aussi de l’imposture du PS lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, qui le vit réclamer un référendum n’ayant aucune chance d’être approuvé par le Congrès, tout en votant pour le nouveau traité alors que, bien sûr, son simple refus aurait mécaniquement entraîné l’organisation d’une consultation populaire…
Mais comment les électeurs de gauche peuvent-ils à ce point ignorer cet abîme d’inconséquence et de mauvaise foi ? !
Mais quand leurs dirigeants comprendront-ils, et les caciques de l’UMP avec eux, qu’en imposant un fédéralisme autoritaire, antiéconomique dans ses orientations, pour maintenir une monnaie unique elle-même source de chômage et de misère, ils font le jeu du retour des extrémismes et des nationalismes ?
Je n’abandonnerai jamais ce combat car, ne leur en déplaise, c’est l’idée que je me fais du progrès social, de la Nation et d’une Europe des coopérations, qui est au cœur de mon analyse.
Les faits immanquablement nous donneront raison. Quel dommage que les forces politiques de notre pays, à ce point aveugles, se refusent à anticiper les choses, au risque de devoir les subir dans les pires conditions.
NDA

Vitriol

01/06/2010 11:52 par dlr14ème_62

  •  Vitriol

    Vitriol

    01/06/2010 11:52 par dlr14ème_62

Une société en déclin ? 

Quelle est donc cette société où l’on permet à des insensés décérébrés de s’occuper encore de l’éducation de leurs enfants. Dernier épisode en date, ce « géniteur » (je n’ose employer le terme de père tant il ne peut s’appliquer à ce type d’individu), qui a agressé un éducateur sportif pour le simple fait que celui –ci aura sanctionné l’inconduite de son rejeton. Le mioche, un pur produit d’une éducation malsaine prodiguée par un butor, vexé par une remontrance de l’éducateur sportif pendant un match, a répondu par un geste désobligeant et irrespectueux. Il est vrai que ce type d’individus, peu expert en expression orale, ne connait que la primitive expression gestuelle. L’éducateur sévira alors en excluant son joueur du terrain. Et c’est la que le géniteur intervient. Vexé de voir ainsi son pauvre petit rejeton mis au ban d’un monde méchant qui lui en veut, celui – ci admoneste son éducateur sportif et, très vite à cour d’argument, lui administre un coup de tête. C’est curieux de constater d’ailleurs que les têtes bien vides sont souvent les plus agressives. Résultat, un éducateur sportif souffrant de  multiples contusions et ayant perdu une dent. Le mieux, c’est que le butor, en plus d’être un rustre de première volée, est également d’une lâcheté incommensurable puisque malgré une vingtaine de témoignages à son encontre, il niera longtemps son implication dans ce pugilat. Un véritable exemple de courage pour le fiston ! 

Je me rappelle m’être fait réprimander dans ma prime jeunesse, parce que j’avais manqué de respect à un instituteur. De retour chez moi, j’eu droit à la double peine, mon père m’inculquant à sa manière, le respect d’autrui. C’était au temps vaillant où être parent était un sacerdoce mûrement réfléchi et non une assurance financière. Car 30 années plus tard, les pseudo – pères à l’orgueil mal placé illustrent bien le mal de ce siècle. Bénir l’irrespect  de leurs progènitures jusqu’à pratiquer le pugilat contre tous censeurs est un comportement qui tend hélas à se généraliser.  L’incident du stade héninois n’étant qu’une illustration locale d’un mal de plus en plus étendu dans notre société : la décadence des mœurs. Des parents pondeurs n’assumant plus leur rôle de pédagogue devenant que de simples transmetteurs de notions d’hyper –  individualisme  égoïste.  Une communauté qui en arrive à un point où les aînés ne transmettent aucunes valeurs n’est plus qu'une société décadente ! Rome ne s’en est toujours pas remise ! 

 

Le comité local 

Réaction de DLR à l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza

31/05/2010 20:43 par dlr14ème_62

  • Réaction de DLR à l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza

    Réaction de DLR à l’attaque de la flottille humanitaire au large de Gaza

    31/05/2010 20:43 par dlr14ème_62

COMMUNIQUE DE PRESSE

Attaque d’une flottille humanitaire au large de Gaza : La France doit obtenir la nomination d’une commission d’enquête internationale

L’attaque contre la flottille humanitaire devant livrer des approvisionnements aux Palestiniens de Gaza, a en tout état de cause fait preuve d’une violence très disproportionnée, qui la rapproche d’un acte de guerre contre des civils.
Cet arraisonnement et cette tuerie sont d’autant plus inadmissibles que, opérés dans les eaux internationales, ils constituent au regard du droit international et maritime un acte de piraterie pur et simple.
Cette action incompréhensible de la part des autorités israéliennes ruine le crédit de l’Etat israélien à l’heure où la spirale de la violence maintient le conflit avec les Palestiniens dans une impasse la plus totale.
Israël doit cesser le blocus maritime, illégal et illégitime, qu’elle exerce sur Gaza et qui est à l’origine de cette tragédie. C’est à la communauté internationale de vérifier que des importations d’armes interdites n’ont pas lieu dans le territoire palestinien.
La France doit réclamer la nomination d’une commission d’enquête internationale au-dessus de tout soupçon.
A plus long terme, la communauté internationale, notamment en son sein les Etats-Unis qui ne peuvent plus louvoyer, doit se saisir de cette tragédie pour ramener les parties en présence à la table des négociations.
Il ne serait pas digne, ni dans son intérêt, pour un grand pays démocratique comme Israël, de s’enfermer plus longtemps dans cette politique d’unilatéralisme et de violence.
 
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République

Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

31/05/2010 20:33 par dlr14ème_62

  • Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

    Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

    31/05/2010 20:33 par dlr14ème_62

Motion de renvoi en commission

sur le projet de loi de finances rectificative pour 2010

 

Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN

à l’Assemblée Nationale

Lundi 31 mai 2010

 

Motion de renvoi en commission
sur le projet de loi de finances rectificative pour 2010
 
Intervention de Nicolas DUPONT-AIGNAN
à l’Assemblée Nationale
Lundi 31 mai 2010

 

Mes chers collègues,
 
Nous voici à nouveau réunis pour examiner le deuxième plan de sauvetage européen présenté par le gouvernement.
 
Après avoir voté à main levée, PS et UMP confondus,  il y a un mois à peine, l’engagement de la France en faveur de la Grèce pour 17 milliards d’euros, vous nous demandez, Madame le Ministre, d’engager la garantie de la France pour 110 milliards d’euros supplémentaires.
 
Pour nous rassurer, vous nous expliquez qu’il ne s’agit que d’une garantie que vous ne serez pas obligée de mettre en œuvre.
 
Vous voulez nous convaincre que grâce à cette garantie nous allons à la fois désamorcer la crise de l’euro et sauver notre argent.
 
Je veux vous démontrer ce soir, par cette motion de renvoi en commission, que vous allez tout au contraire gaspiller des sommes considérables, creuser notre dette, accabler un peu plus le peuple français sans bien sûr résoudre la crise structurelle de l’euro.
 
Vous croyez gagner du temps et éviter le chaos. Vous allez tout au contraire accélérer la décomposition de la zone euro. Et ce, pour deux raisons majeures.
 
D’une part la politique économique et financière des dirigeants européens est incohérente, d’autre part le système monétaire sur lequel elle s’applique est frappé d’un vice de conception.
 
Tout d’abord, vous ne voulez pas reconnaître ce vice de conception de la monnaie unique. Vous ne voulez pas porter le bon diagnostic sur la crise de la zone euro.
 
Vous voulez croire que la crise est seulement conjoncturelle et qu’il suffirait de remettre un peu de raison dans la gestion des finances publiques grecques ou même françaises pour repartir du bon pied.
 
La vérité est bien différente et tant que vous ne le reconnaitrez pas, vous n’appliquerez pas le bon remède.
 
La crise de l’euro n’est pas conjoncturelle, elle est bien sûr structurelle. Vous faites mine d’avoir affaire à un problème transitoire de liquidités des économies du sud et de la France, alors que vous faites face à un problème durable de solvabilité, conséquence même de l’existence de la monnaie unique.
 
Cette crise structurelle de la zone euro est connue depuis des années. Nombreux sont les économistes qui l’ont pointée du doigt. De surcroît, la surévaluation de l’euro, fruit de l’aveuglement et du dogmatisme de la Banque Centrale européenne, a aggravé les difficultés.
 
Jean-Jacques Rosa, Jacques Sapir, Michel Aglietta, deux Prix Nobel, Maurice Allais et Joseph Stiglitz, et beaucoup d’autres encore, ont mis l’accent sur la divergence de plus en plus forte des principaux pays de la zone euro.
 
Elle se manifeste par un accroissement depuis 2000 des différences entre les pays de la zone euro dans le domaine de l’emploi, de l’épargne, de l’investissement, de l’inflation, de la croissance et de la balance des paiements…
 
Alimenté par les différences de dynamiques économiques et accentué par la politique allemande qui a cherché à profiter de sa position dans la zone euro en transférant une partie des charges de ses entreprises vers les ménages, ce phénomène a induit des distorsions de productivité considérables. On a vu le déficit du commerce extérieur de pays comme l’Espagne, l’Italie, l’Irlande et la Grèce augmenter de manière très importante. Sans parler de la France dont le déficit approche les 50 milliards d’euros. Ce sont bien ces différences de dynamique qui sont à la base de l’endettement de la majorité des pays de la zone euro.
 
Le schéma qui compare l’évolution des balances commerciales vis-à-vis du PIB, que voici, prouve cette divergence.
 
Lors du débat sur le traité de Maastricht, on nous disait : « dormez tranquille, l’euro va apporter la croissance, l’euro va faire converger les économies, l’euro va nous protéger de la spéculation, l’euro va nous permettre d’assainir nos finances publiques ».
 
Il n’en a rien été bien évidemment pour la raison simple que la zone euro n’est en rien une zone monétaire optimale. Pas de mobilité des travailleurs, pas de transferts financiers. Dans ces conditions, les pôles les plus compétitifs n’ont fait que se renforcer surtout quand ils profitaient de l’endettement facile des pôles les moins compétitifs, qui ont pu sans souci, au moins dans les premiers temps, laisser se développer un déséquilibre de leur balance commerciale.
 
L’Allemagne était bien contente de gonfler son excédent commercial vis-à-vis des pays du sud qu’elle accuse aujourd’hui de mauvaise gestion.
 
Et il est vrai que si les dirigeants grecs ont mal géré leurs finances publiques, on n’a pas le droit de dire cela des Espagnols. Leur budget était, je vous le rappelle, toujours équilibré et ce pays était même cité en exemple !
 
C’est bien l’application d’une monnaie unique, d’un taux d’intérêt unique, à des structures économiques différentes qui a généré, en Espagne, une bulle immobilière et une dette privée considérable.
 
De même, c’est l’absence d’ajustement monétaire comme par le passé qui, en Italie et en France, a asphyxié les entreprises, a entraîné les délocalisations, a fait explosé le coût social et financier du chômage et réduit les recettes fiscales.
 
Insuffisance de croissance liée à un euro surévalué, concurrence exacerbée entre des pays qui ne jouent pas dans la même division économique, ont naturellement conduit à compenser le manque de création de richesse par le déficit budgétaire et l’endettement.
 
Car l’euro a aussi été un euro-morphine, qui a permis de s’endetter sans douleur pour payer les dépenses courantes, par nature improductives, alors même qu’il contrariait les investissements d’avenir, par nature rentables ! Le monde à l’envers ! Car la monnaie unique a protégé ses pays membres de toutes représailles de la part des marchés internationaux, même lorsque les Nations vivaient largement au-dessus de leurs moyens. Ainsi donc, l’euro n’a pas permis d’assainir les finances publiques. Le seul bouclier qu’il a constitué, était un bouclier pour protéger nos vices !
 
Car, enfin, comment donner le moindre crédit au mythe de l’euro bouclier ? Cet euro qui ne nous a pas prémunis contre nous-mêmes, ne l’a pas fait davantage contre l’extérieur. L’Europe a connu une récession plus violente que les Etats-Unis, dont la crise est pourtant partie, et elle est en train d’en sortir beaucoup plus tardivement qu’eux. En attestent les performances économiques des deux côtés de l’Atlantique, avec une récession en 2009 de 4% Europe contre 2,5% aux Etats-Unis, une prévision de croissance pour 2010 de respectivement 1% en Europe et 3,5% aux Etats-Unis. Joli bouclier ! Puis, les marchés ont attaqué la zone, faisant mentir la dernière promesse d’un euro stabilisateur des économies européennes.
 
Echec sur la croissance, échec sur la convergence, échec sur la dette, échec sur la spéculation. 4 échecs pour 4 promesses, cela fait beaucoup ! C’est cette zone monétaire anti-optimale que mettent aujourd’hui à l’épreuve les marchés. Des marchés qui certes amplifient les phénomènes, mais des marchés que vous n’avez ni voulu ni pu dompter, car tout simplement au-delà de leurs excès, ils ne font que traduire une certaine réalité. Et comme le disait Lacan : « la réalité, c’est quand on se cogne ! »
 
Mais même groggy à force de se fracasser la tête contre le mur de la réalité, l’Union européenne prétend encore jouer les passe-muraille !
 
Vous avez tellement fait de l’euro, à tort, le symbole de l’Union européenne, un véritable dogme d’une nouvelle religion, que vous n’arrivez pas à admettre son échec.
 
Mais le comble aujourd’hui des dirigeants européens c’est que vous ne vous donnez même pas les moyens de mener une politique cohérente pour au moins en adoucir les effets les plus néfastes. Vous prétendez vouloir sauver l’euro, mais vous allez l’enterrer.
 
Car à un système déjà difficilement tenable, vous ajoutez une politique économique et financière totalement incohérente et c’est la deuxième raison pour laquelle votre plan ne peut qu’échouer. Vous êtes comme des enfants qui veulent toujours ajouter une brique supplémentaire à une construction qui penche déjà dangereusement jusqu’au jour où, patatras, tout s’écroule.
 
Car, en effet, votre plan de 750 milliards n’est qu’un leurre. Vous ne cessez de dire qu’il n’y a pas d’autre solution, mais celle-ci est tout sauf une solution. C’est une ineptie économique et politique.
 
La potion amère que vous infligez aux pays du sud, maintien dans la monnaie unique sans dévaluation et déflation interne pour soi-disant rétablir leur activité ne peut mener qu’au désastre. Le processus est bien connu : la diminution de la dépense publique en période d’assèchement de la dépense privée, plonge l’économie dans une récession cumulative, faisant exploser le chômage et les dépenses d’assistance sociale, tarissant parallèlement les recettes fiscales, et faisant au final exploser encore plus les déficits et la dette ! Faut-il donc que les leçons de l’histoire du XXème siècle aient à ce point été mal apprises ou oubliées ?
 
Car souvenez-vous, ce n’est pas l’inflation qui a mené au désastre à la fin des années trente, mais bel et bien la déflation, cette cure d’amaigrissement qui affaiblit tellement le sujet à qui on l’applique qu’il manque d’en mourir, au prix d’un lourd retard économique et de troubles politiques et sociaux maximum.
 
C’est ainsi que Pierre Laval et ses amis ont mis la France au supplice entre 1931 et 1936, affaiblissant à un niveau jamais atteint son industrie, qui ne fut pas à la hauteur à l’heure du réarmement ! Car la politique de relance faite par le Front populaire à partir de 1936, outre ses inconvénients propres avec la loi des 40 heures, ne fut pas assez vigoureuse pour réparer les dégâts énormes de cette déflation mortifère. D’ailleurs, il est particulièrement cocasse de voir aujourd’hui le PS voler au secours d’une politique archaïque, antisociale et antiéconomique, dont il avait logiquement et heureusement pris le contrepied il y a 74 ans ! Bravo, beau progrès de la pensée économique, Mesdames et Messieurs les socialistes !
 
Mais la déflation, ce fut aussi en Allemagne le carburant le plus efficace pour hisser Hitler au pouvoir : la preuve, la politique de déflation engagée par Brüning en 1932 permet au parti nazi de doubler ses voix aux élections de juillet de cette même année: 37,5% des suffrages contre 18% moins de deux ans plus tôt !
 
Cette impasse économique de l’austérité se double toujours en effet d’une impasse sociale puis politique. Les cures d’austérité vont mettre au supplice des peuples qui ne les supporteront pas longtemps, qui se révolteront à juste titre contre des politiques sacrificielles, dignes des prescriptions de Diafoirus, qui ne résolvent même pas les problèmes qu’elles prétendent traiter !  Avez-vous entendu parler des entreprises pharmaceutiques qui retirent du marché grec certains médicaments dont l’Etat veut voir baisser les prix ?
 
Ces politiques seront d’autant plus mal supportées qu’elles sont imposées aux gouvernements légitimes par des autorités illégitimes. Comment imaginer fonder une gouvernance économique par des mesures autoritaires d’une Commission de Bruxelles et d’une Banque centrale européenne qui ont été incapables depuis 10 ans de forger un horizon commun aux peuples d’Europe ?
 
En effet, on va soumettre l’ensemble des pays de la zone aux politiques de déflation, dont la Grèce (et bientôt l’Espagne) n’est que le laboratoire. Comment nous, élus de la Nation, pourrions-nous accepter d’être dépossédés par une autorité non-élue, sans autorisation ni mandat express du peuple français, de la souveraineté budgétaire ? En aurions-nous seulement le droit ? Et que signifierait d’autre la constitutionnalisation de l’interdiction du déficit public, que veut nous imposer aujourd’hui Berlin et Bruxelles ?
 
Lorsqu’on prend ainsi le pouvoir par la force, c’est manifestement qu’on veut mettre en œuvre des politiques qui ne seront pas acceptées par les citoyens et leurs élus. Et c’est bel et bien le cas, puisque le « gouvernement économique européen » qu’on nous promet n’est rien d’autre qu’un hyper pacte de stabilité ! Et peu importe que son prédécesseur ait déjà échoué par le passé, peu importe qu’il ait été contourné par ceux-là mêmes qui prétendent aujourd’hui le renforcer, peu importe que les politiques qu’il induit soient, encore une fois, contreproductives !
 
Je vous le demande, à quoi bon créer un gouvernement économique européen si c’est pour reproduire, en pire, les erreurs du passé, pour administrer des recettes économiques encore plus catastrophiques que celles qui nous ont d’ores et déjà mis dans la crise et le chômage ?
 
En définitive comment, Madame le Ministre, pouvez-vous d’une main nous demander d’apporter la garantie de la France pour 110 milliards d’euros alors que de l’autre main vous soutenez une politique d’ajustement qui empêchera les pays que vous prétendez aider à s’en sortir ? La Grèce, vous le savez déjà ne pourra pas nous rembourser. Mais les banques sont habiles, elles seront remboursées, elles, et c’est le contribuable qui sera une nouvelle fois le dindon de la farce.
 
Vous le voyez mes chers collègues, ce n’est pas en plaquant un mauvais plan de sauvetage sur un système monétaire vermoulu, que l’on pourra sortir les pays de la zone euro du piège dans lequel ils se sont mis.
 
Alors, quelle est la solution ?
 
J’entends d’ici l’incantation fédérale de ceux qui ont toujours rêvé de cette fameuse Europe politique… Ceux d’ailleurs qui ont conçu l’euro comme un accélérateur de fédéralisme.
 
Leur rêve est, il faut le reconnaître, cohérent, beaucoup plus que votre politique, Madame. Mais cela reste un rêve. Car il nie l’histoire, les nations, les différences structurelles, les démocraties, sauf bien sûr à l’imposer de manière autoritaire, comme M. Trichet qui parle aujourd’hui de « fédéralisme budgétaire ». Un « fédéralisme budgétaire » dicté par des gardiens du temple qui ne sont élus par personne….
 
Car, oui, pour que l’euro puisse tenir, encore faudrait-il que d’immenses transferts financiers puissent se mettre en place, depuis les régions qui concentrent l’activité vers celles qui souffrent de déficit de compétitivité. Pour cela, il faudrait prélever un impôt européen au moins supérieur à 5% du PIB. Mais quelle autorité politique déciderait ? Avec quelle légitimité ? Puisqu’il n’y a bien sûr ni démocratie commune, ni langue commune, ni opinion commune. Pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas de peuple européen mais des peuples amis qui veulent travailler ensemble, ce qui n’est pas la même chose.
 
Mme Merkel a déjà perdu la majorité au Bundesrat car elle a décidé d’aider la Grèce. Elle a d’ailleurs sifflé la fin de la récréation en indiquant clairement que la zone euro ne serait jamais une Union de transferts financiers.
 
Les Allemands n’accepteront jamais bien sûr la monétisation des déficits par la Banque centrale européenne. Comme elle n’acceptera pas des investissements massifs sur crédits européens pour les pays du sud. Or, nous le savons bien, on ne dégonflera pas l’extravagante bulle d’endettement sans un plan à long terme de 10 à 15 ans accompagné d’une politique de croissance, comme les Etats-Unis l’ont réussi après la Seconde guerre mondiale.
 
L’Allemagne ne peut pas accepter le programme qui permettrait aux autres pays de la zone euro de redémarrer doucement mais sûrement. Mais de leur côté, les pays du sud et la France ne pourront pas supporter le traitement de choc que l’Allemagne considère comme indispensable à la survie de la zone euro et conditionnel à toute solidarité vers les plus faibles.
 
Qui peut croire un instant que des pays comme l’Espagne, l’Italie et la France puissent se résigner à voir leur substance industrielle s’étioler pour devenir le parc d’attraction d’une zone euro mark qui correspond peut être à la vision d’une Allemagne en recul démographique, mais certainement pas au besoin d’un pays comme la France en plein renouvellement démographique. 
 
Ces positions ne sont pas conciliables non pas parce que les Allemands seraient égoïstes, la Grèce dépensière, ou les Français pas assez sérieux. Elles ne sont pas conciliables tout simplement car les situations de ces pays sont trop différentes pour pouvoir être valablement et équitablement rapprochées au sein d’une politique unique. Les structures industrielles, économiques, les méthodes de travail, la démographie, donnée fondamentale toujours oubliée, ne le permettent pas.
 
1/3 des naissances dans notre pays se situe dans nos quartiers dits difficiles où le taux de chômage des jeunes hommes dépasse souvent les 40%. Nos banlieues craquent de partout, le chômage de masse gangrène notre pays et vous croyez sincèrement que vous allez pouvoir infliger aux Français une cure de rigueur sans aucune perspective de croissance ?
 
Bien évidemment nous devons réduire notre endettement.
 
Bien évidemment nous devons maîtriser nos dépenses publiques.
 
Bien évidemment nous devons réformer nos structures publiques.
 
Mais croyez-vous sincèrement que vous y arriverez par une politique malthusienne qui nous condamne au sous-investissement, au départ des talents, aux délocalisations vers un nouveau monde, comme la Chine. Une Chine, qui ne se gêne pas, elle, pour dévaluer sa monnaie, éponger ses déficits par la planche à billets, imposer un protectionnisme déguisé, se livrer à la contrefaçon et au pillage technologique, investir massivement dans la science.
 
Comment pouvez-vous refuser à la France et à l’Europe, les politiques qu’utilisent les pays émergents pour gagner à nos dépens la guerre économique et scientifique du XXIème siècle ?
 
Voilà pourquoi il est préférable de concevoir une Union européenne souple qui permet aux Nations de coopérer ensemble pour dynamiser leurs atouts. Or la monnaie unique n’est qu’un carcan uniformisateur. Il faut en sortir au plus vite si l’on veut remettre sur pied notre pays.
 
D’ailleurs, dans l’histoire économique et monétaire, aucun pays n’a pu faire preuve de rigueur sans, parallèlement, dévaluer sa monnaie pour redémarrer son moteur économique.
 
La Grande-Bretagne, en 1931, alors que la France déjà pour le pire s’accrochait aveuglément à une valeur nominale trop élevée de sa monnaie, avait dévalué de 40%.
 
Pensons aussi au général de Gaulle, de retour au pouvoir en 1958, a dévalué le franc de 18% pour rétablir l’équilibre du budget, ce qui fut fait peu de temps après.
 
De même, encore, les précédents de la Suède en 1992, de l’Argentine en 2001, et de bien d’autres qu’on ne peut tous citer. Aujourd’hui, dernier épisode en date, Londres a recommencé à laisser filer sa monnaie et voit déjà son commerce extérieur redémarrer.
 
Alors, je le sais, Madame, vous allez me citer le Canada et la Corée. Mais, je vous renverrai à plusieurs articles qui montrent sans contestation possible que le Canada a pu redresser ses comptes et réformer son Etat grâce à une dynamique financière liée à des recettes pétrolières en forte croissance.
 
Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre issue que le retour aux monnaies nationales pour permettre aux pays de rattraper leur retard de compétitivité.
 
Le choix est en vérité très simple, soit préparer la retraite en bon ordre et dans le calme hors de l’euro, soit subir la déroute de la fin de l’euro dans des difficultés sociales considérables et la mise en péril de la construction européenne elle-même, dont certains acquis méritent d’être conservés.
 
Alors, je le sais, on va encore me dire que c’est impossible, que ce serait la fin du monde,…
 
Je veux répondre à ces mauvais arguments, qui relèvent souvent du sophisme, pour ne pas dire du syllogisme.
 
On entend dire que la situation serait pire sans l’euro. Balivernes ! D’abord, personne n’en sait rien puisqu’il est impossible de savoir quelle aurait été la trajectoire des économies européennes depuis 20 ans sans l’euro ! Par contre, ce dont on est sûr, c’est la désindustrialisation et le chômage de masse que nous a infligés l’euro à la suite de la politique du franc fort. Cela, c’est la réalité, pas la fiction !
 
En retrouvant la maîtrise de notre politique monétaire, nous pourrions comme d’autres pays gérer notre taux de change, monétiser comme la banque d’Angleterre ou du Japon certains de nos déficits, relancer l’investissement dans l’économie productive, relocaliser les activités, résorber le chômage, réduire les déficits sociaux et la dette. Cela ne serait pas de trop pour notre pays qui se paye le luxe incroyable de cumuler un déficit chaotique du commerce extérieur et une réserve immobilisée de bras qu’il doit payer à ne rien faire.
 
Alors bien sûr il y aura des gagnants mais aussi des perdants. Personne ne peut le nier. Les banques qui ont fait main basse sur la création monétaire verraient bien sûr d’un très mauvais œil l’abrogation de l’article 104 du traité de Maastricht et, pourquoi pas, le rétablissement du pouvoir exclusif de la Banque de France de frapper monnaie, grâce à la révision de la loi de 1973 ! D’autres aussi pleureraient sur la disparition de l’euro : les plus grosses entreprises qui assomment les sous-traitants et se jouent des normes sociales, fiscales et environnementales en délocalisant toujours plus, les plus aisés qui profitent d’une monnaie chère et vantent la rigueur car elle s’applique toujours aux autres, ou encore les gros détenteurs de capital, bref tous les rentiers qui s’enrichissent en dormant tandis que les actifs s’appauvrissent en travaillant (lorsqu’ils ont encore cette chance, bien sûr). La sortie de la France de l’euro ferait couler quelques larmes mais susciterait la joue du plus grand nombre, par exemple ces 69% de Français qui regrettent le franc et ces 38% de nos concitoyens qui veulent d’ores et déjà son retour !
 
Car notre rôle c’est de répondre aux besoins du pays, de privilégier l’intérêt national, de relancer le moteur économique, d’aider nos PME, nos agriculteurs, d’offrir aux jeunes un avenir, de pouvoir payer les retraites.
 
Nous savons tous qu’il faut une gestion plus rigoureuse de nos finances publiques.
 
Nous savons tous que dans la compétition mondiale, nous devons fournir un effort.
 
Mais cet effort doit être utile et efficace. Il doit y avoir une perspective gagnante pour tous les Français.
 
De surcroît, ce ne serait pas la France (ni l’Italie d’ailleurs) qui pâtirait de sa propre sortie de l’euro, mais bel et bien certains de ses fournisseurs et clients, à commencer par l’Allemagne dont l’excédent commercial fondrait enfin comme neige au soleil ! L’Allemagne en ferait donc les frais, au moins dans un premier temps, c’est vrai. Mais nous laisse-t-elle le choix, elle qui veut nous imposer l’euro-déflation pour prix de son engagement européen ?
 
Peut-elle continuer à faire cavalier seul sans comprendre que nous ne pouvons pas perdre plus longtemps notre vitalité économique ?
 
On me dit aussi que la sortie de l’euro serait techniquement impossible. Encore un mensonge énorme : la France est parfaitement capable de sortir de l’euro comme elle y est rentrée. Ce ne serait pas le premier pays dans l’histoire monétaire à changer de monnaie. De surcroît la Grèce, le Portugal et l’Espagne la précéderont. Même des économistes très favorables à l’euro imaginent aujourd’hui comme Kenneth Rogoff, un congé sabbatique de l’euro pendant 10 à 15 ans. C’est élégamment dit pour sauver la face des défenseurs du dogme !
 
Il faut aussi bien sûr imaginer un système de coordination monétaire qui pourrait d’ailleurs inclure la livre et les monnaies des pays qui ne font pas partie de la zone euro.
 
De ce que vous croyez être un mal, peut donc sortir un bien.
 
Car pourquoi ne pas justement rebâtir un système monétaire européen coordonné ? La monnaie commune, évoquée par de très nombreux économistes comme une solution de compromis intéressante, parce que viable. Tel serait le principe d’un euro monnaie non unique mais simplement commune, venant chapeauter les monnaies nationales dans un cadre où les parités seraient fixes mais régulièrement révisables. Ceci correspond à la seule solution permettant de gérer l’hétérogénéité des dynamiques économiques hors d’un budget européen réellement conséquent, qui est aujourd’hui une impossibilité politique.
 
Enfin, il conviendrait de protéger cet ensemble contre de nouvelles attaques spéculatives et pour cela d’introduire à l’extérieur de la zone des mécanismes de contrôles sur les mouvements de capitaux à court terme.
 
Mais cela voudrait dire qu’enfin on prenne acte de la diversité de l’Europe pour bâtir la seule construction européenne possible, celle des Nations et des projets.

Ne nous fâchons pas !

31/05/2010 20:12 par dlr14ème_62

  • Ne nous fâchons pas !

    Ne nous fâchons pas !

    31/05/2010 20:12 par dlr14ème_62

Réaction du comité de circonscription aux commentaires de Mr Binaisse ce 31/5/2010 dans la VdN.  

 

Promis, juré, craché ! Nous ne nous fâcherons pas contre les injonctions, pour ne pas dire les menaces à peine voilées du 1er magistrat vis-à-vis des fonctionnaires parias, auxquels il veut, à tort, rappeler leur devoir de réserve. Car ne nous méprenons pas, pour les fonctionnaires de base n’ayant aucunes responsabilités, le devoir de réserve s’impose durant les heures ouvrables. L’extension de la réserve n’a plus cours dans leur vie personnelle. En revanche cette confidentialité s’applique bien aux cadres responsables. Cela n’aura pas empêché beaucoup d’entre eux d’étaler leurs états d’âmes, de faire circuler des rumeurs ou de faire une pleine page sur la Voix du Nord de propos dévolus logiquement aux seuls élus. Mélange des genres qui  n’aura pas fait l’objet de l’ire majorale à l’époque. Nos St Just préfèrent voir sur l’échafaud les obscures et les sans grades. Solidarité de classe sans doute ! Mais une étrange conception de la justice en tous cas.

De même nous ne nous fâcherons pas sur l’omission volontaire de notre parti lors de l’énumération des partis politiques locaux. Tout y est passé même les grands absents que sont le PS et l’UMP. Sectarisme ou cécité ? 

Enfin, nous ne nous fâcherons pas devant l’ignorance feinte par notre édile lorsque l’on lui évoque les liens de l’AR avec le FN.  Le « vieil homme » comme il se décrit lui même, semble ne plus se souvenir de tous cela. Il ne peut donc l’attester… 

Irritabilité, cécité et amnésie sont hélas une constante de la Sainte Alliance. Les misères de l’âge sans doute. Aussi, charitablement, nous ne nous fâcherons pas. 

Le comité de circonscription 

Conseil national de Debout la République samedi 29 mai

30/05/2010 21:48 par dlr14ème_62

  • Conseil national de Debout la République samedi 29 mai

    Conseil national de Debout la République samedi 29 mai

    30/05/2010 21:48 par dlr14ème_62

Debout la République célèbre samedi les 5 ans du "non" à la Constitution européenne

28/05/2010 17h41 GMT - UE-TRAITÉ-ÉCONOMIE-FINANCE-PARTIS-DLR - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 28 mai 2010 (AFP) - Le président de Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, partisan d’une sortie de l’euro, réunit le conseil national de son parti à Paris samedi, "jour-symbole" marquant le cinquième anniversaire du "non" français à la Constitution européenne en 2005.
Le député de l’Essonne compte évoquer notamment les actions à entreprendre pour "amplifier le succès" de la pétition qu’il a lancée début mai pour que la France abandonne la monnaie unique européenne, indique-t-il vendredi dans un communiqué. A ce jour, elle a déjà recueilli 22.000 signatures, assure-t-il.
Au menu du conseil national figurent aussi la préparation des élections cantonales de 2011, celle du congrès de DLR le 20 novembre prévoyant le renouvellement des instances dirigeantes, et un point sur l’opposition de M. Dupont-Aignan au projet de loi de finance rectificative débattu lundi à l’Assemblée nationale.
Ce collectif budgétaire inclut la garantie financière d’environ 88 milliards d’euros (environ 20% de 440 mds) apportée par la France dans le cadre du plan de secours historique qui avait été adopté par les pays de l’UE dans la nuit du 9 au 10 mai afin d’endiguer la crise de l’euro.